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| Le connecté n'est
pas celui que l'on attend !![]() Si votre mère vous disait "Ne parle pas aux gens que tu ne connais pas" elle doit être horrifié de votre penchant pour le minitel. Viol à Nice, Vol à Charenton le pont, sont des titres qui ont retenus son attention. A chaque fois Mister Minitel était dans le coup ! Et pourtant... Un reportage de Michel Puech La premiere fois, c'était il y a quelques années dans un hall d'immeuble. Une rencontre anonyme et sans conséquence, croyaient ils. "C'était un type gentil. Toujours prèt a rendre service. Il était gardien de l'immeuble ou j'habitais. Je savais peu de chose sur lui... si qu'il était arbitre officiel de football et amateur de CB". Pourtant les revoila en face l'un de l'autre... au parloir des Baumettes, la prison de Marseille. Le gardien d'immeuble est dans les murs depuis le 21 mars dernier et le locataire est son avocat. "Ca met un mauvais climat..." dit Maitre Ange Toscano. "Ca", ce sont les victimes ! Un couple de vieillards de 79 et 83 ans, agressés, ficellés , dévalisés, pour 5000 francs en liquides. "Il y avait, aussi quelques étains et une super collection de pipes". "Ca doit valoir cher" apprécie le Commissaire divisionnaire Petitjean. Ce sont ses hommes qui ont procédés à l'arrestation de "kojack" alias Paul Douhet et de son complice , un certain Perez. Quand les anges sont bavards L'affaire commence par une banal rencontre entre "Kojack" et un certain "Clandestin". L'un est déprimé et mëme "Un peu léger psychologiquement parlant" commente en haussant les sourcil le patron de la Sureté de Marseille. "Il se faisait appeler le clandestin parce que ces parents faisait de la résistance". L'autre, "Kojack", un chomeur "qui avait déjà fait une indelicatesse" pour la police.Pour Maitre Ange Toscano : "Vous savez Douhet enfin "Kojack" aimait rendre service" Un ange passe. La rencontre à lieu dans un bar, comme très souvent dans les affaires dites de "petite délinquance". Sauf que là, le bar est électronique."Vous savez ces réseaux qui communiquent par minitels<. La dessus se greffent un tas de déréglés sexuels" explique le Commissaire qui en raison de sa fraîche provenance de Toulon et sa carrure doit plutôt s'interressé au rugby qu'a la télématique. "Bon . Douhet était tres féru de ça. Pensez... Il avait des notes de 30 000 francs de téléphone! Les PTT lui ont coupé la ligne. Mais il se réinscrivait sous un faux nom" "Peut être même drogué" Entre "Magali", Rachel" et autre "GBCHTRCL" "Kojack" et "Clandestin" discutent à longueurs de soirées. Ils se voit dans un bar. Ils se revoit. "Vous savez Douhet était fasciné par le monde de la police. Il voulait aider les gens... Peut etre pas pour les aider mais pour que les autres pensent qu'il était un important. Alors les relations qu'il a eut avec le fils des victimes, celui dont le pseudo était "clandestin" sont curieusess..." Long silence de Maitre Toscano. Une autre race d'ange passe "Je ne peux guère en dire plus sauf peut être que ce jeune homme était tres dépressifs peut être même drogué." Finalement, en y réflechissant bien, l'avocat de "Kojack" ne voit qu'une explication à l'agression commise par son client. "Il buvait trop." Et puis "Sans vouloir vous dévoiler le dossier, je peux prouver que mon client n'était pas dans son état normal. Il a été ... comment dire, influencé par Perez". Un indic branché "Mais non... rien a voir avec ce qu'a écrit ce torchon local. Mon client a été embarqué dans une galère à la c..." Maitre Georges Lecomte a la faconde méridionale "Je ne peux rien dire mon cher ami, d'abord il y a le secret de l'instruction et puis je suis très amis avec la famille Perez. Je le connais depuis longtemps... c est absurde cette histoire. ... Mais mon client n'a jamais toucher au minitel Monsieur". Pour les officiants de "L'Evéché", le Commissairiat central de Marseille. C'est beaucoup plus simple :""Kojack" a reconnu les lieux et un soir, ou le "Clandestin" n'était pas la, il est arrivé avec un complice..." Le papa et la maman du "Clandestin", eux,malheureusement, ils étaient là. Une banale affaire de délinquance ordinaire auquelle, visiblement, le nouveau Commissaire de la Sureté ne comprend pas qu'on s'interresse à des "barjots" comme ça. Bien sur ils ont eut du mal à le coincé... Mais incontestablement, dans les messageries, c'est comme dans les bars. On trouve toujours un indic. Une question de mentalité. "Oui il y en avait un qui notait tous les numéros de téléphone des pseudos qu'il connssait" précise le Commissaire Depuis à peine un mois qu'il est là son équipe d'inspecteur a travaillée sur des coups plus importants. Il regarde avec étonnement le journaliste installé dans l'un des deux fauteuils en cuir que domine son bureau. Essui, puis rempoche la splendide monture de lunette solaire que vient de lui offrir l'un de ses inspecteur. Puis laisse tomber... "Vous savez, ils auraient pu se rencontrer n'importe ou... dans un bar ou dans la rue. Vos confrères de la presse locale en ont peut être un peu rajouté. Le minitel, c'est un truc de journalistes" Michel Puech
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